Santé mentale

Stéphane Flibotte, auteur compositeur interprète, a rendu hommage à sa façon au Trait d’Union Montérégien et aux relations de parrainage. Vous trouverez sa performance sur le site de l’organisme dans l’onglet Le parrainage.
À force d’essayer,
Tu d’viens meilleur
À force de foncer,
Tu t’rends ailleurs
À force de petits pas,
Tu atteins ton but
Décourage-toi pas,
Tout n’est pas perdu
Au Trait d’Union,
On s’entend pour dire
Franchir le pont,
Ça fait grandir.
À l’unisson, tout est plus facile
Que rester seul sur son île.
WOU
À force de rencontres
Tu d’viens à l’aise
Au lieu de te morfondre
L’amitié apaise
À force d’échanger
Tu te connais plus
La bonne humeur
S’attrape comme un virus.
Au Trait d’Union,
On s’entend pour dire
Franchir le pont,
Ça fait grandir.
À l’unisson, tout est plus facile
Que rester seul sur son île.



La santé mentale on en parle… et vous ?

De la perception à l’expérience vécue : les préjugés

Le 25 mars 2013 s’est tenu un forum impliquant une vingtaine de membres de diverses

ressources communautaires impliquées en santé mentale dans la ville de Saint-Hyacinthe.

Cet exercice de participation citoyenne et de prise de parole nous a permis de mettre en

lumière les perceptions et préjugés expérimentés et abordés par les personnes vivant ou

ayant vécu une problématique en santé mentale.

De ces témoignages et expériences, nous pouvons objectivement dresser quelques grandes

lignes d’analyse ou constats:

 

1. Les préjugés associés à la santé mentale sont véhiculés partout, et ce, même entre pairs

(la nature du diagnostic a une incidence à ce niveau).

La situation n’est pas surprenante puisque tout individu « pré-juge » par défaut. Qui plus est,

il faut noter que les groupes les plus marginalisés s’approprient habituellement les valeurs et

les représentations du groupe dominant les concernant.

 

2. Plus l’on s’éloigne du groupe des pairs (personnes vivant ou ayant vécu une

problématique en santé mentale), plus les préjugés sont prégnants, voire stigmatisants.

En fait, cette situation dépend des fluctuations d’acceptabilité ou de tolérance sociale

ambiante. Nous vivons dans un monde normé avec des sphères sociales qui répondent en

elles-mêmes à des valeurs et des logiques propres (ex : le travail, le logement, la famille).

 

3. La réception d’un diagnostic psychiatrique signifie vivre une ou des cassures

relationnelles certaines (amis, famille, collègues).

La cassure, voire la rupture, est fondée sur une grande incompréhension de l’expérience ou de

la souffrance vécue. Les personnes deviennent trop souvent réduites à leur état ou à leur

condition. Beaucoup de relations se réduisent à être médiatisées par le diagnostic ou

l’intérêt dans les soins ou la prise de la médication.

 

4. Pour un grand nombre d’utilisateurs de services en santé mentale, le seul réseau social

disponible ou accessible devient celui proposé par celui du réseau de la santé ou celui des

ressources communautaires dédiées à la santé mentale.

Cette situation témoigne en soi de l’ampleur des préjugés à l’oeuvre. Devant une telle

conséquence, nous pouvons affirmer que nous sommes devant un microcosme quasi

hermétique ; un monde parallèle qui ne permet pas aux personnes touchées d’accéder à une

pleine citoyenneté. L’isolement social a des incidences certaines sur les

déterminants de la santé psychique et physique.

 

5. Vivre avec une problématique en santé mentale, c’est être voué à gérer les étiquettes

et être confronté aux tabous de notre société.

C’est comme si l’ennemi était maintenant en nous et que nous devions le contrôler, le gérer ou nier

une part de notre identité propre. Les représentations sociales associées à la santé mentale

sont malheureusement grossières ou réductrices. Elles négligent souvent ses déterminants

sociaux ou environnementaux et même les problèmes concomitants (ex: la toxicomanie,

l’itinérance).

 

Ces constats sont largement reconnus à travers plusieurs ouvrages. Cependant, et à partir

des données qualitatives si généreusement apportées, nous espérons pouvoir proposer à

tous les citoyens de la communauté maskoutaine de nouvelles démarches qui permettront

la pleine participation des personnes qui vivent ou qui 

Aînés

Découvrir l’amitié par le bénévolat

La relation de parrainage proposée par l’organisme maskoutain Le Trait d’Union Montérégien vise à établir un lien d’amitié significatif entre une personne bénévole de la communauté et une personne souffrant d’isolement.

Lorsque, dans la vie, un moment difficile survient tel un décès, une rupture amoureuse ou la maladie, on a la chance de se sentir soutenu et épaulé par nos amis et par notre famille. Malheureusement, certaines personnes ne peuvent bénéficier de ce soutien. Pour elles, les bénévoles du Trait d’Union Montérégien deviennent une source de réconfort et d’encouragement.

Les bienfaits de l’amitié et d’un réseau social significatif ne sont plus à démontrer. Certaines recherches ont mis en évidence que le fait d’avoir un réseau d’amis de qualité est associé à une meilleure santé physique et mentale 1. De plus, on constate à l’organisme que le service de parrainage favorise le maintien à domicile des personnes en perte d’autonomie et soutient le rétablissement de la personne ayant vécu ou vivant un trouble émotionnel.

Le bénévole vient en aide à une personne présentant différentes difficultés. Certaines sont âgées et n’ont plus de réseau social comme Laure, 75 ans, qui se déplace lentement et qui, suite à deux ACV, éprouve de la difficulté à parler. Laure est sociable et facile d’approche, mais elle a de la difficulté à aller vers les gens. Elle a besoin d’une amie qui va la visiter et qui l’aide à faire de petites sorties. D’autres ont vécu ou vivent un problème de santé mentale, comme Tim, 50 ans, qui vit avec la bipolarité. Il est rêveur, sociable et compréhensif et il veut développer une amitié significative sans jugement pour partager sa passion pour les arts plastiques, le cinéma, la natation et les quilles.

L’amitié partagée contribue à la participation et l’inclusion sociale de personnes seules. Grâce à ce nouveau lien social, plusieurs retrouvent confiance en eux et en la vie. Petit à petit, certains recommencent à rêver et à espérer retrouver un équilibre. Certains retournent à l’école ou sur le marché de travail, d’autres s’impliquent bénévolement au sein de leur communauté, et tous, bénévoles et personnes parrainées, sortent grandis de leur relation de parrainage.

Chacune des 36 personnes en attente au Trait d’Union Montérégien a sa propre histoire et vit différentes difficultés d’intégration et d’inclusion sociale. Elles ont toutes un point en commun : briser leur isolement. Votre bénévolat peut faire la différence. Pour certains, votre visite sera la seule de la semaine, mais le simple fait de savoir que vous reviendrez la semaine prochaine comblera le vide de la solitude.

L’organisme apporte du soutien et de la formation aux bénévoles engagés dans une relation de parrainage. Chaque relation créée par l’organisme est personnalisée et tient compte des intérêts et affinités personnelles de chacun, tant du bénévole que de la personne parrainée. Au fil des ans, nous avons contribué à créer plus de 400 relations d’amitié et, grâce au bénévolat, nous continuerons à créer de l’amitié.

Pour découvrir l’amitié par le bénévolat ou pour faire une demande de parrainage par une personne bénévole, contactez-nous au 450 223-1252 ou visitez le www.tumparraine.org

1. BERKMAN, L.F., T. GLASS, I. BRISSETTE et T.E. SEEMAN. 2000. « From social integration to health: Durkheim in the new millennium », Social Science and Medicine, vol. 51, no 6.